Pendant que certains se faisait chier en
cours d'Anglais (C'est quoi la capitale de la norvège ?), certains
autres étaient au CCO pour une conférence menée par Edwy Plenel,
Monsieur Plenel.
Et autant vous le dire tout de suite, c'était
du grand Plenel. Après une brève intro sur la biographie de l'homme,
que vous trouverez sur le net en cherchant un peu, la discussion est
partie. Sa vie au
Monde, les écoutes téléphoniques, ses livres, Le livre ... "
La face cachée du Monde".
Entre souvenirs émus et explications du passé, ca balance pas mal. "
J'aurai
pu rester au Monde, j'aurai pu m'arranger. Je suis parti comme on me
l'a demandé, enfin ... J'ai décidé de partir mais ca ressemblait à un
licenciement !". Il continue et parle de Jean Marie Colombani qui "
n'a pas respecté les engagements", c'est à dire la vision du
Monde qu'il s'était fixé avec Edwy Plenel. "
Comme dans StarWars, il est passé du coté obscur"
Les digressions s'enchainent, citations de Nietsche, mais après tout
comment ne pas s'étaler à propos de ce journal ou il a passé près de 25
ans. Il prolonge le débat. "
La démocratie est un désordre créateur". Il expose sa conception du journalisme qui doit se fonder sur des "
vérités factuelles", des faits, rien que des faits. "
Un bon journaliste ne doit pas croire qu'il sait avant d'avoir vu". Les dérives actuelles des médias ? Plenel en parle. Des caricatures de Mahomet au récent dérapage de Bouygues et TF1. "
La presse d'industrie est de retour, l'éditorial cède la place à l'économique".
Le dossier sensible, on le sait, on le sent, c'est la politique. "
A une époque ca faisait très chic d'être écouté par Mitterrand". "
Je
savais pour Mazarine mais j'ai choisi de ne pas le publier. Ce n'est
pas pour protéger la vie privé de Mitterrand, mais plutot celle de
cette jeune fille. Par contre j'aurai su pour sa maladie, je l'aurai
publié, mais je ne savais pas."
Pour finir, une petite dernière.
"L'ennemi de la vérité n'est pas le mensonge, c'est la conviction"