Le Sida repart en campagne. Il faut pas le banaliser, il fait encore des ravages en France ...
"Faut pas dire qu'en France c'est fini OK ! C'est grave quand tu dis ca !".
Bon OK je le dis plus alors mais bon il n'y a eut "que" 7000 nouveaux
contaminés ( même si je suis d'accord c'est déjà trop ) en 2004 en
France, comparé à ce qui se passe en Afrique ... Bref plus qu'une
campagne ce sont des moyens pour agir qu'il faudrait.
Mais je vais arrêter de tout remettre en cause, cette campagne est là et elle est assez bien foutu. Pondue par
BETC Euro RSCG
( Autant d'initiales en si peu de mots ! ), elle se présente assez
classiquement. Un texte blanc sur fond noir s'inscrit à l'écran
"J'ai flirté avec toi".
Au même instant le titre "le tourbillon de la vie" interprété par
Vanessa Paradis démarre. Puis le texte précédent se voit complété, en
dessous, d'un autre texte
"Nous avons fait l'amour". Ainsi de suite les mentions se suivent
"J'en ai aimé d'autres" "Qui en ont aimé d'autres".
bref on tombe dans la succession de phrases qui met en exergue la
répétition, avec des partenaires multiples, des rapports sexuels ( les
textes deveinnent au fur et à mesure de plus en plus rouges ).
Une fois le mécanisme basique de la répétition compris, le
télespectateur voit toutes ces phrases disparaitre, ne restant plus à
l'écran que la première et la dernière :
J'AI FLIRTE AVEC LE SIDA. Musique stoppée, le couperet tombe. Si une des personnes de la chaine a le SIDA, il se peut que vous l'ayez ...
Les objetifs de ce spot, qui comme d'habitude peuvent être segmentés en trois axes sont les suivants :
Objectif Cognitif : Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, il faut mettre des capotes, le SIDA est une MST ( pas un SMS )
Objectif Conatif : Faire évoluer les mentalités, chnager le comportement --> Port du préservatif systématique
Objectif Affectif
: C'est sur cette approche que repose tout le spot. Une musique
mélancolique, tout est dans le titre "le tourbillon". Les phrases
défilent au rythme de la musique, (ce qui peut évoquer pour certains
les orgues de barbarie). On nous entraine, on joue avec notre émotion,
le coeur s'emballe et se cale au battement puis : rideau : J'AI FLIRTE
AVEC LE SIDA.
Avec la musique nous étions parti dans le
rêve. La succession de termes, leur surabondance volontaire nous fait
"voyager" le mot est peût être fort mais il s'agit bien d'un voyage, en
tout cas d'une excursion vers l'irréel car la chute est bel et bien,
pour le coup, un retour au réel. La réalité froide. La publicité, une
fois la musique démarrée, est comme une ivresse ( parallèle avec la
sexualité ), mais une fois cette ivresse terminée, la lucidité
retrouvée, nous ommes mis face au risque.
Le message se résume
a ceci. L'ivresse si vous voulez mais gardez dans un quoi de la tête (
et de la poche ), le reflexe pour vous protéger.
Bibliographie
INPES
SNPTV Pour détendre l'atmosphère, deux citations :
Comme disent les Bretons, on a qu'un père !
C'est un chewing-gum à l'orange ? Pas de zest déplacé alors !
M.Benjamin R